Stylistique comparée de l’anglais et du français, Paris, Didier, 1966, pp. 46-55.
Italien : lexique de l’informatique (hard disk, computer, mouse )
Français : lexique de la musique (adagio, allegro, bel canto, balustre, balustrade, loggia)
Le calque est un emprunt d’un genre particulier : on emprunte à la langue étrangère le syntagme, mais on traduit littéralement les éléments qui le composent.
chiaroscuro |
clair-obscur |
voltafaccia |
volte-face |
bassorilievo |
bas-relief |
Traduction mot à mot
Perché non si mettono in funzione i meccanismi previsti e necessari per far funzionare la legge sugli alcolici? |
Pourquoi on ne met pas en marche les mécanismes prévus et nécessaires pour faire fonctionner la loi sur les boissons alcooliques ? |
Une partie du discours est remplacée par une autre sans changer le sens du message.
Dès son lever — Da quando si è alzato
Loucher (Être atteint de strabisme) — essere strabica
Matelda Micheli, L’ora buia — L’heure des ténèbres (Trad. it. a cura di Solange de Bressieux)
Dario Fo, Non si paga! Non si paga! — Faut pas payer !
Variation dans le message obtenu en changeant de point de vue, d’éclairage.
Un modo di andare sul sicuro c’è. |
C’est qu’il y a une façon de ne pas prendre de risques/ de n’avoir rien à craindre/d’avancer en terrain sûr. |
La fine della lottizzazione è un traguardo auspicabile. |
Il faut souhaiter la fin/Il est souhaitable de mettre fin/ au clientélisme politique/aux privilèges abusifs/au marchandage. |
Les moyens stylistiques et structuraux sont différents.
Eduardo de Filippo, Ogni anno punto e da capo — Chaque année ça recommence (Trad. it. a cura di Huguette Hatem)
je me heurtai nez à nez avec elle — ci scontrammo faccia a faccia
quel toupet ! — che faccia tosta! che sfrontata!
il veulent me tirer les vers du nez — vogliono farmi sputare il rospo
il me flanquait un savon — mi dava una lavata di capo
il me ferait du genou [toucher du genou qq. pour attirer son attention (souvent sensuellement)] — mi avrebbe fatto gli occhi dolci
Si dans la LA la situation ne peut pas être parfaitement entendue, alors il est nécessaire de faire recours à l’adaptation.
Raymond Queneau, Esercizi di stile, Torino, Einaudi, 1983. (Trad. it. a cura di U. Eco)
Jrepasse plus tard Cour de Rome et jl’aperçois. (p. 90) |
E bastasse! Sarà du’ ore dopo, chi s’arrivede? Lo stronzo, ar Colosseo, che sta a complottà…(p. 91) |
Tiens, elle n’est pas mauvaise celle-là. Si j’écrivais : prenons le godelureau par la tresse de son chapeau de feutre mou emmanché d’un long cou, peut-être bien que ce serait original. Peut-être bien que ça me ferait connaître des messieurs de l’Académie française, du Flore et de la rue Sébastien-Bottin. (p. 114) |
Buona questa, vedete che anch’io so essere spiritoso anche se non scrivo sul Corriere. Va bene, prendiamo il toro per le corna, o meglio quel tizio per il cappello (ah, ah!), dico quel tipo col collo lungo — quale tipo? (p. 115) |
Max Jacob, Cinématoma (1929), Paris, Gallimard, 1994.
Au café j'aurais été bien bête de me priver d'une chartreuse puisque c'est le père de ces demoiselles qui payait. (p. 51) [Liqueur aux herbes fabriquée par les chartreux] |
E se nel caffè non avessi accettato un elisir, sarei stato veramente stupido, poiché era il padre di quelle signorine a pagare.
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